SAUVONS L’ANTHROPOLOGIE AU CNRS

1 fev

L’avenir de l’anthropologie au CNRS est aujourd’hui gravement menacé par sa dissolution dans un champ intitulé «Sciences historiques : histoire moderne et contemporaine, »et sa représentation par un simple « chargé de mission » àmi-temps.

Ce traitement inégal en forme de subordination par rapport à l’histoire, qui est représentée par deux directeurs scientifiques adjoints, est à la fois incompréhensible et inacceptable par la communauté deschercheurs.Il est incompréhensible et inacceptable parce que le rayonnement de l’anthropologie est incontestable et que cette discipline est reconnue dans toutes les institutionsde recherche de dimension internationale.

L’anthropologiepeut se prévaloir d’importantes innovations conceptuelles etde savoirs accumulés considérables sur les sociétés les plusdiverses. Faut-il aussi souligner le rôle de l’anthropologie pour faire reculer les frontières de l’ignorance et rendre intelligible le monde contemporain? La pluralité des thèmes aujourd’hui abordés, l’originalité des méthodes d’enquête totalisation utilisés par les anthropologues témoignent dela dynamique actuelle de la discipline.

La demande sociale à son en droit, tant nationale qu’internationale, ne se dément pas. Par ailleurs, son enseignement connaît un essorremarquable dans les nouveaux pays européens et les collaborations internationales pour la recherche et l’encadrement doctoral ne cessent de se développer. Aucune raison ne justifie donc les mesures unilatérales quiont été décidées par la direction scientifique.

L’expériencedes institutions et l’analyse des rapports de pouvoir ausein du milieu de la recherche nous enseignent que toute discipline qui ne dispose pas d’une reconnaissance institutionnelle claire et d’une marge d’autonomie spécifique est étouffée par les effets pervers desregroupements où elle devient minoritaire.

Tous les anthropologues doivent manifester avec la plusgrande fermeté leur opposition à la disparition institutionnelle progressive de leur discipline au CNRS et demander avec la plus grande vigueur :

 le maintien de la commission 38 d’anthropologie
 la nomination d’un directeur scientifique adjoint pour l’anthropologie
 l’annulation de la réunion du 9 février et l’engagement d’une véritable discussion sur le bilan et les perspectivesde la recherche anthropologique actuelle.

Deixe uma resposta

Preencha os seus dados abaixo ou clique em um ícone para log in:

Logotipo do WordPress.com

Você está comentando utilizando sua conta WordPress.com. Sair / Alterar )

Imagem do Twitter

Você está comentando utilizando sua conta Twitter. Sair / Alterar )

Foto do Facebook

Você está comentando utilizando sua conta Facebook. Sair / Alterar )

Foto do Google+

Você está comentando utilizando sua conta Google+. Sair / Alterar )

Conectando a %s

%d blogueiros gostam disto: